Actu-Art 

 

Août 2003

"La Bombe"

1987, huile sur toile, (130 x 97 cm)

 

 

    Environnement d’apocalypse, de fracas et de destruction. Cette toile est toujours d’actualité, malheureusement. Elle approche l’universalité de l’homme se détruisant lui-même.  

    Attentat à la bombe, une expression familière de notre société : de la Corse à l’Irak en passant par le Moyen-Orient, pour ne citer que ceux-là… Conflit de territoire, conflit de profit, conflit d’appartenance, les raisons ne sont jamais directement liées à l’homme mais au pouvoir qu’il veut toujours imposer. 

    Le personnage de la toile semble avancer pour gagner un territoire, sa scie retournée fait penser à une usine avec son toit en escalier, la fourche du diable donne un aspect mystique. Les trois raisons de la violence sont là.

    Violence aveugle, hystérique, destructrice dans laquelle beaucoup trop de tortionnaires de toutes sortes s’accomplissent dans le magma de leurs bas instincts, la finalité de leurs actes n’étant plus qu’un sombre prétexte.

    Quelle justification donner à la mort d’enfants juifs dans les bus de Jérusalem et d’enfants palestiniens dans les rues de leur village ?

     Améliorons la vie au lieu de la détruire. Tendons la main au lieu de couper celles des autres. Désarmons la planète et nos esprits.

     Le territoire n’est qu’un pointillé sur une carte, le vrai territoire c’est la terre.

     Le profit doit s’équilibrer avec la conscience. La paix impose une redistribution pour atténuer les extrêmes et soulager les plus faibles.

    L’appartenance n’est que le symbole d’une grande chaîne qui nous relie à nos ancêtres, tant sur le plan de l’origine qui a constitué de savants mélanges, que sur celui philosophique qui nous fait espérer sur notre devenir

    Chaque religion est un fragment du miroir brisé et doit cesser de croire être le miroir entier.

                                            Christian Bruon